Les coûts de revient et la comptabilité fiscale différences entre la compta fiscale et le calcul des coûts de revient en redressement de production, Pme

La plupart des calculs de coûts de revient sont fait suivant de règles fiscales : ces règles sont suivies par les experts comptables qui valident les comptes pour le fisc. Les suivre conduit à une erreur de valorisation réelle : retraitement des comptes d’exploitations.

On nous enseigne plusieurs méthodes de calcul des prix de revient. Il manque en pratique l’étude et le retraitement du compte d’exploitation. En effet les dirigeants prenent les règles fiscales et évitent d’avoir l’occasion de faire face à leurs véritables coûts de revient et de pouvoir économiser afin de subvenir aux besoins du futur.

Suivant la façon dont on étudie le processus de production et les valeurs, on obtient au moins 2 coûts de revient : les coûts de revient fiscaux et les coûts de revient nominaux. Bien entendu, les fiscaux sont inférieurs aux nominaux.

Que se passe-t-il si on se contente du prix fiscal ? J’ai rencontré plusieurs sociétés qui ont été jusqu’à déposer le bilan !

En effet, le chef d’entreprise est obligé par la loi de calculer les stocks aux prix de revient fiscaux. Mais rien, absolument rien, n’interdit le dirigeant de calculer aussi les coûts de revient à leur valeur nominale, d’estimer et vendre le produit au juste prix, s’il se vend bien sûr et de prendre ainsi les bonnes et justes décisions pour l’avenir de son entreprise et des processus.

Ex de calcul : Pour les produits intermédiaires, les produits finis, les emballages commerciaux fabriqués et les productions en cours :
Prix de revient = coût d’achat des matières premières et fournitures consommées + charges directes et indirectes de production (sauf frais financiers)
et c’est dans "charges directes et indirectes de production" que la différence se fait.

les charges directes et indirecte peuvent être calculées de plusieurs manières, au moins deux.

Il m’est souvent opposé que les PME n’ont pas le temps de faire les 2 calculs, les deux comptabilités. Mais savez-vous combien de temps prendra à un expert le calcul d’un prix de revient nominal ? Une demi journée maximum pour une dixaine de produits, après avoir étudié la production et le process avant.

Donc est-ce une lutte expert comptable contre conseil en productivité ? Non : ils sont complémentaires et les deux nécessaires ! L’un pour respecter la loi, l’autre pour gagner de l’argent.

Les entreprises concernées par ces erreurs :
- les TPE récemment créées,
- les PME industrielles avec des anciens équipements de production ou d’anciens locaux,
- les PME de services + founiture de produits avec une variété importante.

L’autre opposition est de dire : on peut faire le calcul fiscal et remonter le bénéfice supplémentaire souhaité dans le coût de revient. Cette marge supplémentaire est donc à répartir sur les produits. C’ets bien sûr possible encore faut-il que la clé de répartition corresponde à la répartision du contenu du processus industriel ou de service : ce qui n’est pas forcément évident et représentatif de la réalité .
Il en résulte une mauvaise répartition qui peut conduire à une décision au détriment d’un produit qui serait profitable avec une autre répartition.

Exemples de redressements