Ergonomie, conception de poste, programmiste industriel

L’ergonome

contribue à l’évaluation des tâches, du travail, du poste de travail, des produits à manipuler, des environnements et systèmes en vue de les rendre compatibles avec les besoins des usagers et des industriels.

Prévention et aménagement des postes de travail par l’Inrs

Le programmiste industriel Lean :

Le programmiste facilite le travail de l’architecte. Avant la construction de locaux industriels ou logistiques, il définit et rédige les espaces, les volumes, les circulations… Pour que personnels, produits, machines, stocks puissent avoir une répartition optimale et performante.

Nous reformatons ou créons des sites industriels suivant les principes Lean management / manufacturing.

Travaillant en étroite collaboration avec le maître d’œuvre et l’architecte, notre mission consiste à enrichir le programme et faciliter le processus d’appropriation par les usagers de leur nouvel environnement de travail et faciliter le changement, ou concevoir une nouvelle manière de travailler (en manufacturing principalement).

Avant d’imaginer le bâtiment neuf (ou de reconcevoir l’ancien bâtiment) , on observe les différents secteurs d’activité : accueil du public, du personnel, analyses, stockage des produits, des déchets, expéditions, fabrication, la stratégie du dirigeant et ses besoins, les sources de retour sur investissement.

Nous tenons compte de la réglementation en vigueur dans ce genre de construction, des normes (ISO), des bonnes pratiques, tout en respectant les contraintes budgétaires du client. Un dossier ( mémoire technique) à deux phases est rédigé : le bilan de l’existant, l’élaboration d’un programme pour traduire l’activité future dans un schéma, l’écriture d’un document pour les constructeurs / architectes.


Actualités

  • AMDEC, tests sur modules électroniques - le début du Lean

    "Le métier de constructeur d’automobile a considérablement évolué en peu de temps pour s’orienter plus vers un métier d’intégrateur. Beaucoup de constructeurs connaissent ou ont connus des problèmes d’intégration (notamment sur les systèmes électroniques), à moindre échelles certes."

    Je suis confronté à des situations d’expertise (judiciaire) entre constructeurs et fournisseurs dans lesquelles il est rencontré :

    • absence d’analyse AMDEC d’intégration du produit (électronique majoritairement),
    • peu, voire pas d’embauche d’ingénieur en électronique + firmware (logiciel embarqué),
    • absence de double source : il est bien connu qu’en cas de problème d’approvisionnement, on doit prévoir une double source d’achats compatible, sinon on continue à livrer le client final avec ce que l’on a, même dangereux car on n’a pas d’autres solutions.
    • faible niveau d’analyse des défauts à tous niveaux : constructeurs, fournisseurs de rang 1 et 2,
    • faible niveau de tests aux extrêmes d’utilisation : on ne fait même pas le "test du singe" (fameux test qui consiste à faire n’importe quoi avec les interfaces et le produit sans le casser) !

    Tout cela fait partie de la base de la conception normale en électronique.

    Résultat : le client peut bloquer (sans danger) son véhicule sur la chaussée à cause d’un bug (car c’est le juste qualificatif donné) qui entre dans la catégorie du vice caché au sens 1641 du code Civil car il est effectivement inconnu du constructeur comme du client. Sachez au passage consommateurs que la garantie n’a pas de limitation temporelle sur ce genre de vice.

    Le constat d’un système de frein de parking électronique se mettant en défaut sur la glace (se déloque seul sur une secousse en pente et la voiture part dans le ravin...) 3 ans après la sortie de chaîne de production du véhicule met froid dans le dos. Le firmware était buggé sur une série et aucune campagne de rappel n’a été réalisée depuis, même connaissant le problème.

    Les quantités de pièces à reprendre au bout de quelques années et les montants réclamés par les clients sont inimaginables, et quand ce n’est pas un rappel généralisé comme ceux dont on entend parler sur les ondes.

    Je suis persuadé que retarder le lancement des fonctions électroniques (ou planifier différemment ces phases) afin de tester très complètement ou plus complètement les fonctions et comportements aux extrêmes (situations non prévues : regrouper un échantillon représentatif de personnes) avec la méthode AMDEC bien poussée, mettre en place une double source (coûteuse à priori certes) pour les fonctions électroniques auraient un effet négatif sur les marges court terme, mais au combien positif à long terme sur la fiabilité et la reconnaissance des utilisateurs.

  • Fin de l’incitation fiscale pour investir en matériels de productivité

    Entre le 15 Avril 2015 et le 15 Avril 2017 les entreprises pouvaient économiser en impôt 13% de la valeur de leur nouvel investissement productif. Cette mesure bien appréciée n’a pas été reconduite par le gouvernement.

    Cet amortissement supplémentaire pouvait être opéré dès les résultats de 2015, pour les entreprises réalisant dans les prochains mois des investissements éligibles.

    Par la modification temporaire de la fiscalité des amortissements, les entreprises peuvent en bénéficier concernera les investissements de nature industrielle pouvant déjà bénéficier de l’amortissement dégressif, à savoir, et pour ce qui nous concerne dans notre entreprise :

    • Les matériels et outillages utilisés pour des opérations industrielles de fabrication ou de transformation ;
    • Les matériels de manutention (donc d’ergonomie et contre les TMS : NDLR) ;
    • Les installations productrices de vapeur, de chaleur ou d’énergie, à l’exception des équipements de production d’énergie électrique dont la production bénéfice de tarifs réglementés ;
    • Les installations destinées à l’épuration des eaux et à l’assainissement de l’atmosphère ;
    • Les matériels et outillages utilisés à des opérations de recherche scientifique ou technique ;
    • les logiciels de gestion lié à la production, qui contribuent aux opérations industrielles, qui contribuent à augmenter la productivité et optimiser les coûts : ERP, M.E.S, terminaux et logiciels de saisie code-barre et RFid.

    La partie qui nous concerne est attachée en référence à cette page, et est extraite du document officiel du gouvernement français.

    Notre valeur ajoutée réside dans les pré-études techniques et financières de :

  • Conclusions neutres de diagnostics réorganisation sous loi Travail

    Le 1er Décembre 2016 est l’entrée en vigueur de la loi Travail El Khomri.

    Les points importants de la loi Travail sur l’un des 4 motifs du licenciement économique : "réorganisation de l’entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité" sont expliqués ici :

    Faire un diagnostic de la situation par un consultant externe et neutre en mettant auparavant des indicateurs de performance sont-ils nécessaires ?

    Mais qu’en est-il des conclusions du diagnostic ?

    Les diagnostics organisation du travail et diagnostics d’organisation d’entreprise ne concluent pas forcément à des licenciements de postes de travail.

    Il y a de multiples voies d’améliorations comme ces exemples les plus représentatifs, tirés d’expériences d’entreprises en difficultés ou non :

    • redonner la "grosse berline de marque allemande" du patron à la société de leasing (= 1 ouvrier par an) ou la mettre à disposition de la force commerciale qui roule avec d’anciens véhicules,
    • mettre les commerciaux sur la route (peu de visites clients),
    • vendre une ligne de produit sur laquelle on a de la capacité disponible sans investissements ; produits sur lesquels un concurrent fait des profits retentissants,
    • réorganiser le service commercial pour avoir les commandes à l’atelier en 2 jours (au lieu de 10 = gain de 8 jours de trésorerie).

    Ces exemples témoignent de la neutralité de nos diagnostics d’une part et de l’étendue de la réflexion au delà de l’organisation même !

    Diagnostic d’organisation d’entreprise PROD-SCAN©

  • Lean : inusable méthode ?

    En lien avec le dernier dossier de l’UN ici en lien, me vient cette réflexion.

    Avec la crise qui se prolonge, les économies sont au programme : c’est un peu comme mon cordonnier qui est débordé de réparations pendant que les vendeurs de chaussures pleurent devant les ventes qui effondrent ! Les gros investissements sont terminés : place aux ajustements fins.

    N’oubliez pas, dirigeants de sociétés en quête de méthodes d’organisation qui font faire des économies, comme le Lean :
    -  cela doit être mis dans un but de durée.
    - cela prend du temps à mettre en place : donc éviter de démarrer quand le bateau prend l’eau.

    Faire des formations Lean puis le lendemain dire aux cadres un ordre qui contredit : c’est semer le doute et casser tous les efforts précédents. Il faut aussi vous remettre en cause, comme les autres !

    Voir en ligne : Dossier Usine Nouvelle : Lean l’inusable méthode

  • Productivité / Compétitivité : comparaison

    Productivité :

    « - Sens 1 Capacité de production [Économie]. Anglais productivity
    - Sens 2 Rapport entre la quantité produite et les moyens utilisés pour cette production [Economie]. Synonyme efficacité Anglais productivity »
    linternaute.com/dictionnaire/fr

    « - Fait d’être productif.
    - (Économie) Mesure de la quantité produite par rapport aux facteurs de production (quantité d’énergie, temps de travail, etc.).

    * En moyenne, depuis 1990, le surplus de productivité distribuable aux salariés a été de 0,7 point de PIB (Produits industriels brut) par an, alors qu’au cours des années 80 il atteignait plus de 2 points de PIB l’an. — — (INSEE, Partage de la valeur ajoutée, partage des profits et écarts de rémunérations en France , mai 2009)
     »
    fr.wiktionary.org/wiki

    La productivité est associée à rentabilité, rendement, ROI (retour sur investissement)

    L’idée générale de rendement qualifie la manière dont une action, un procédé de transformation, un processus – dans lequel on a initialement donné, entré, investi quelque chose – rend, retourne, renvoie le résultat prévu ou attendu, avec l’idée que ce rendu, retour, renvoi peut être plus ou moins performant du fait de l’existence d’imperfections, de gaspillage, de déchets, d’inertie .

    Compétitivité

    "La compétitivité de la production d’une entreprise ou d’un territoire se mesure par la différence de prix de revient relativement à la concurrence extérieure (territoires ou entreprises)." Wikipedia

    En ces temps où la demande fluctue très fortement, la compétitivité, c’est permettre d’adapter la situation de l’entreprise à son environnement économique : si la demande fluctue, on adapte avec le Lean management rapidement les lignes de production, les accords sur le temps de travail permettant de créer des compteurs-temps qui absorbent les périodes de sur et sous-effectifs.

    La compétitivité s’est l’adaptation rapide de sa productivité !

    voir De la définition de la productivité à notre service

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