Ergonomie, conception de poste, programmiste industriel

L’ergonome

contribue à l’évaluation des tâches, du travail, du poste de travail, des produits à manipuler, des environnements et systèmes en vue de les rendre compatibles avec les besoins des usagers et des industriels.

Prévention et aménagement des postes de travail par l’Inrs

Le programmiste industriel Lean :

Le programmiste facilite le travail de l’architecte. Avant la construction de locaux industriels ou logistiques, il définit et rédige les espaces, les volumes, les circulations… Pour que personnels, produits, machines, stocks puissent avoir une répartition optimale et performante.

Nous reformatons ou créons des sites industriels suivant les principes Lean management / manufacturing.

Travaillant en étroite collaboration avec le maître d’œuvre et l’architecte, notre mission consiste à enrichir le programme et faciliter le processus d’appropriation par les usagers de leur nouvel environnement de travail et faciliter le changement, ou concevoir une nouvelle manière de travailler (en manufacturing principalement).

Avant d’imaginer le bâtiment neuf (ou de reconcevoir l’ancien bâtiment) , on observe les différents secteurs d’activité : accueil du public, du personnel, analyses, stockage des produits, des déchets, expéditions, fabrication, la stratégie du dirigeant et ses besoins, les sources de retour sur investissement.

Nous tenons compte de la réglementation en vigueur dans ce genre de construction, des normes (ISO), des bonnes pratiques, tout en respectant les contraintes budgétaires du client. Un dossier ( mémoire technique) à deux phases est rédigé : le bilan de l’existant, l’élaboration d’un programme pour traduire l’activité future dans un schéma, l’écriture d’un document pour les constructeurs / architectes.


Actualités

  • Les robots d’Alibaba font mieux et sans effort que les employés de Lidl

    Suite à l’émission de Cash investigation sur la logistique de préparation de commande de Lidl qui a remué les téléspectateurs, je me suis lancé dans une autre investigation : comment font les autres ? et voici un exemple qui montre notre retard en digitalisation qui vient du pays où pourtant la main d’œuvre est bon marché et peu regardante au travail !

    les robots portent les étagèges au préparateur

    Sur 3000 m² à Huiyang, province de Guangdong en Chine du Sud ’s Province, appartient à T-mall, une filiale du revendeur mondial Alibaba : voici 30 robots de livraisons intelligents nommés "ZHU QUE" ou "Vermilion Bird" en référence à la mythologie chinoise, fabriqués par Quicktron qui font le travail équivalent à celui de nos pauvres employés .

    • Taille : 90cm*70cm*30cm
    • Communique par Wifi
    • Vitesse maxi : 1.5m/s (5 km/h env.)
    • Charge portée maxi : 600kg
    • Temps de travail maxi : 8 heures
    • Temps de pause / recharge : 1.5 h

    Ces robots ont démarré le travail en Juillet 2017 et ont participé à DOUBLER (rien que cela) les cadences de préparation de commande.
    Ils reçoivent les instructions par Wifi, ils vont chercher l’étagère entière et l’amènent au préparateur de commande qui en a besoin : ils tournent sur eux-même afin de présenter le côté le plus facile à l’employé qui est immobile. Les 4 côtés de l’étagère sont employés, ce qui augmente le potentiel de stockage.

    Ils se détectent et s’évitent au moyens de lasers. Ils évitent que les employés fassent beaucoup trop de déplacements et de portages fatigants dans le stock.

    Traditionnellement chez eux,un employé prépare 1500 produits en 7.5 h avec 27924 pas ; maintenant , avec Zhu Que, les mêmes font 3000 produits en seulement 2563 pas.

    ’Les robots collaborent entre eux et sont aussi indépendants. Ils représentent le plus haut niveau de gestion d’entrepôt en Chine,’ annonce Cainiao Logistics, une branche de Alibaba qui s’occupe des entrepôts.

    D’après Quicktron, l’entrepôt peut encore héberger 40 robots supplémentaires !

    (traduction & corrections de nous-même)

    Donc résumons : Lidl avait du mal à faire 240 colis à l’heure, initialement Alibaba faisait 200 et à présent 400 colis/h (3000/7.5h) avec leurs robots.

    Nous pouvons être le chef de projet d’un tel dispositif pour vous : Ergonomie, conception de poste, programmiste industriel

    Voir en ligne : Les robots de préparation de commande d’Alibaba - article original et vidéo du Daily mail

  • AMDEC, tests sur modules électroniques - le début du Lean

    "Le métier de constructeur d’automobile a considérablement évolué en peu de temps pour s’orienter plus vers un métier d’intégrateur. Beaucoup de constructeurs connaissent ou ont connus des problèmes d’intégration (notamment sur les systèmes électroniques), à moindre échelles certes."

    Je suis confronté à des situations d’expertise (judiciaire) entre constructeurs et fournisseurs dans lesquelles il est rencontré :

    • absence d’analyse AMDEC d’intégration du produit (électronique majoritairement),
    • peu, voire pas d’embauche d’ingénieur en électronique + firmware (logiciel embarqué),
    • absence de double source : il est bien connu qu’en cas de problème d’approvisionnement, on doit prévoir une double source d’achats compatible, sinon on continue à livrer le client final avec ce que l’on a, même dangereux car on n’a pas d’autres solutions.
    • faible niveau d’analyse des défauts à tous niveaux : constructeurs, fournisseurs de rang 1 et 2,
    • faible niveau de tests aux extrêmes d’utilisation : on ne fait même pas le "test du singe" (fameux test qui consiste à faire n’importe quoi avec les interfaces et le produit sans le casser) !

    Tout cela fait partie de la base de la conception normale en électronique.

    Résultat : le client peut bloquer (sans danger) son véhicule sur la chaussée à cause d’un bug (car c’est le juste qualificatif donné) qui entre dans la catégorie du vice caché au sens 1641 du code Civil car il est effectivement inconnu du constructeur comme du client. Sachez au passage consommateurs que la garantie n’a pas de limitation temporelle sur ce genre de vice.

    Le constat d’un système de frein de parking électronique se mettant en défaut sur la glace (se déloque seul sur une secousse en pente et la voiture part dans le ravin...) 3 ans après la sortie de chaîne de production du véhicule met froid dans le dos. Le firmware était buggé sur une série et aucune campagne de rappel n’a été réalisée depuis, même connaissant le problème.

    Les quantités de pièces à reprendre au bout de quelques années et les montants réclamés par les clients sont inimaginables, et quand ce n’est pas un rappel généralisé comme ceux dont on entend parler sur les ondes.

    Je suis persuadé que retarder le lancement des fonctions électroniques (ou planifier différemment ces phases) afin de tester très complètement ou plus complètement les fonctions et comportements aux extrêmes (situations non prévues : regrouper un échantillon représentatif de personnes) avec la méthode AMDEC bien poussée, mettre en place une double source (coûteuse à priori certes) pour les fonctions électroniques auraient un effet négatif sur les marges court terme, mais au combien positif à long terme sur la fiabilité et la reconnaissance des utilisateurs.

  • Fin de l’incitation fiscale pour investir en matériels de productivité

    Entre le 15 Avril 2015 et le 15 Avril 2017 les entreprises pouvaient économiser en impôt 13% de la valeur de leur nouvel investissement productif. Cette mesure bien appréciée n’a pas été reconduite par le gouvernement.

    Cet amortissement supplémentaire pouvait être opéré dès les résultats de 2015, pour les entreprises réalisant dans les prochains mois des investissements éligibles.

    Par la modification temporaire de la fiscalité des amortissements, les entreprises peuvent en bénéficier concernera les investissements de nature industrielle pouvant déjà bénéficier de l’amortissement dégressif, à savoir, et pour ce qui nous concerne dans notre entreprise :

    • Les matériels et outillages utilisés pour des opérations industrielles de fabrication ou de transformation ;
    • Les matériels de manutention (donc d’ergonomie et contre les TMS : NDLR) ;
    • Les installations productrices de vapeur, de chaleur ou d’énergie, à l’exception des équipements de production d’énergie électrique dont la production bénéfice de tarifs réglementés ;
    • Les installations destinées à l’épuration des eaux et à l’assainissement de l’atmosphère ;
    • Les matériels et outillages utilisés à des opérations de recherche scientifique ou technique ;
    • les logiciels de gestion lié à la production, qui contribuent aux opérations industrielles, qui contribuent à augmenter la productivité et optimiser les coûts : ERP, M.E.S, terminaux et logiciels de saisie code-barre et RFid.

    La partie qui nous concerne est attachée en référence à cette page, et est extraite du document officiel du gouvernement français.

    Notre valeur ajoutée réside dans les pré-études techniques et financières de :

  • Conclusions neutres de diagnostics réorganisation sous loi Travail

    Le 1er Décembre 2016 est l’entrée en vigueur de la loi Travail El Khomri.

    Les points importants de la loi Travail sur l’un des 4 motifs du licenciement économique : "réorganisation de l’entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité" sont expliqués ici :

    Faire un diagnostic de la situation par un consultant externe et neutre en mettant auparavant des indicateurs de performance sont-ils nécessaires ?

    Mais qu’en est-il des conclusions du diagnostic ?

    Les diagnostics organisation du travail et diagnostics d’organisation d’entreprise ne concluent pas forcément à des licenciements de postes de travail.

    Il y a de multiples voies d’améliorations comme ces exemples les plus représentatifs, tirés d’expériences d’entreprises en difficultés ou non :

    • redonner la "grosse berline de marque allemande" du patron à la société de leasing (= 1 ouvrier par an) ou la mettre à disposition de la force commerciale qui roule avec d’anciens véhicules,
    • mettre les commerciaux sur la route (peu de visites clients),
    • vendre une ligne de produit sur laquelle on a de la capacité disponible sans investissements ; produits sur lesquels un concurrent fait des profits retentissants,
    • réorganiser le service commercial pour avoir les commandes à l’atelier en 2 jours (au lieu de 10 = gain de 8 jours de trésorerie).

    Ces exemples témoignent de la neutralité de nos diagnostics d’une part et de l’étendue de la réflexion au delà de l’organisation même !

    Diagnostic d’organisation d’usine PROD-SCAN©

  • Récents rachats d’éditeurs PGI et entretien de l’ERP

    - Mai 2016 -
    L’entretien et la durée de vie de son ERP / PGI n’est-il pas nécessaire pour une société comme celui de sa voiture ?
    L’américain Forterro vient d’acquérir Sylob, éditeur d’ERP / PGI bien connu vers Albi, après avoir repris Jeeves (Suédois) et le Suisse SolvAxys, et récemment le lyonnais CEGID en Avril annonce qu’il va être vendu à Silver Lake et AltaOne Capital.

    Ces éditeurs en bonne santé et croissance, dont le dirigeant créateur venant à penser à sa retraite, les coûts de développement des solutions de plus en plus complexes augmentant, les investissements sont de plus en plus lourds à amortir sur un nombre d’entreprises de ce segment (EPI, PME, PMI) qui reste presque stable, on se retrouve forcément avec une concentration des éditeurs.

    Il est fâcheux que ces entreprises technologiques ne puissent pas être rachetées par des français (pour cause de manque de fonds évident), mais cela est une question de politique interne de la France depuis des décennies, hors du sujet ici, mais qu’il est difficile de ne pas évoquer au passage.

    Le choix de clients, qui a été réalisé il quelles années n’est pas remis en cause et est sans doute sécurisé, bien que ces regroupements viseront à faire des versions communes à terme et les utilisateurs devront migrer leurs données / programmes un jour ou l’autre.

    La question plus actuelle se pose sur les sociétés qui sont en choix car l’offre se concentre en trois pôles :

    • les gros, voire très gros éditeurs qui imposent leur version, vision et tarifs, sous lesquels le clients ne sera qu’un N° de compte à terme ;
    • les petits, très petits qui survivent ou disparaissent mais font un excellent travail de personnalisation avec les outils communs du marché .NET ou JAVA et de réactivité et chez qui le prix est encore accessible pour les PME et TPE, mais dont la pérennité sur des durées supérieures à 5 ans est risquée ;
    • l’Open-source : sorte de générateurs ou kits de personnalisation de l’ERP , à qui manque la plupart du temps le module de calcul de besoins, qui demande forcément une connaissance pointue locale : soit dans l’entreprise soit un intégrateur local qui va faire le support et la personnalisation, en évitant de faire une version qui ne peut pas suivre l’épine dorsale dirigée par le nuage de la "communauté".

    Il est sûr que la technologie évolue de toutes les façons très vite que ce soit l’internet des Objets, les mobiles, postes de travail ou les serveurs : la durée de vie est assez centrée sur la périodicité fatidique de 5 ans.

    De l’intérieur l’organisation de la société cliente de l’ERP bouge : les gens nouveaux arrivent, les anciens partent, les produits changent et les procédures initiales pour lesquelles l’ERP a été pensé ne sont plus du tout ou mal utilisées.

    Alors l’ERP ne serait-il pas comme une voiture avec une durée de vie finalement limitée à 7 ou 10 ans pour les extrêmes et d’un entretien finalement non identifié et la plupart du temps non réalisé par ces clients qui se dirigent lentement et de façon indolore vers une sous-utilisation de leur investissement ?
    Malheureusement quand cela fait trop mal, il faut tout faire en urgence et ce n’est pas vraiment la bonne méthode !

    Alors utilisateurs d’ERP : qu’attendez-vous pour faire un bilan de santé indépendant de votre utilisation et de votre éditeur de votre outil pour gagner en performance ?

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