Récents rachats d’éditeurs PGI et entretien de l’ERP

L’entretien et la durée de vie de son ERP / PGI n’est-il pas nécessaire pour une société comme celui de sa voiture ?
L’américain Forterro vient d’acquérir Sylob, éditeur d’ERP / PGI bien connu vers Albi, après avoir repris Jeeves (Suédois) et le Suisse SolvAxys, et récemment le lyonnais CEGID en Avril annonce qu’il va être vendu à Silver Lake et AltaOne Capital.

Ces éditeurs en bonne santé et croissance, dont le dirigeant créateur venant à penser à sa retraite, les coûts de développement des solutions de plus en plus complexes augmentant, les investissements sont de plus en plus lourds à amortir sur un nombre d’entreprises de ce segment (EPI, PME, PMI) qui reste presque stable, on se retrouve forcément avec une concentration des éditeurs.

Il est fâcheux que ces entreprises technologiques ne puissent pas être rachetées par des français (pour cause de manque de fonds évident), mais cela est une question de politique interne de la France depuis des décennies, hors du sujet ici, mais qu’il est difficile de ne pas évoquer au passage.

Le choix de clients, qui a été réalisé il quelles années n’est pas remis en cause et est sans doute sécurisé, bien que ces regroupements viseront à faire des versions communes à terme et les utilisateurs devront migrer leurs données / programmes un jour ou l’autre.

La question plus actuelle se pose sur les sociétés qui sont en choix car l’offre se concentre en trois pôles :

  • les gros, voire très gros éditeurs qui imposent leur version, vision et tarifs, sous lesquels le clients ne sera qu’un N° de compte à terme ;
  • les petits, très petits qui survivent ou disparaissent mais font un excellent travail de personnalisation avec les outils communs du marché .NET ou JAVA et de réactivité et chez qui le prix est encore accessible pour les PME et TPE, mais dont la pérennité sur des durées supérieures à 5 ans est risquée ;
  • l’Open-source : sorte de générateurs ou kits de personnalisation de l’ERP , à qui manque la plupart du temps le module de calcul de besoins, qui demande forcément une connaissance pointue locale : soit dans l’entreprise soit un intégrateur local qui va faire le support et la personnalisation, en évitant de faire une version qui ne peut pas suivre l’épine dorsale dirigée par le nuage de la "communauté".

Il est sûr que la technologie évolue de toutes les façons très vite que ce soit l’internet des Objets, les mobiles, postes de travail ou les serveurs : la durée de vie est assez centrée sur la périodicité fatidique de 5 ans.

De l’intérieur l’organisation de la société cliente de l’ERP bouge : les gens nouveaux arrivent, les anciens partent, les produits changent et les procédures initiales pour lesquelles l’ERP a été pensé ne sont plus du tout ou mal utilisées.

Alors l’ERP ne serait-il pas comme une voiture avec une durée de vie finalement limitée à 7 ou 10 ans pour les extrêmes et d’un entretien finalement non identifié et la plupart du temps non réalisé par ces clients qui se dirigent lentement et de façon indolore vers une sous-utilisation de leur investissement ?
Malheureusement quand cela fait trop mal, il faut tout faire en urgence et ce n’est pas vraiment la bonne méthode !

Alors utilisateurs d’ERP : qu’attendez-vous pour faire un bilan de santé indépendant de votre utilisation et de votre éditeur de votre outil pour gagner en performance ?

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