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Nos méthodes
15 mai 2017

AMDEC, tests sur modules électroniques - le début du Lean

"Le métier de constructeur d’automobile a considérablement évolué en peu de temps pour s’orienter plus vers un métier d’intégrateur. Beaucoup de constructeurs connaissent ou ont connus des problèmes d’intégration (notamment sur les systèmes électroniques), à moindre échelles certes."

Je suis confronté à des situations d’expertise (judiciaire) entre constructeurs et fournisseurs dans lesquelles il est rencontré :

  • absence d’analyse AMDEC d’intégration du produit (électronique majoritairement),
  • peu, voire pas d’embauche d’ingénieur en électronique + firmware (logiciel embarqué),
  • absence de double source : il est bien connu qu’en cas de problème d’approvisionnement, on doit prévoir une double source d’achats compatible, sinon on continue à livrer le client final avec ce que l’on a, même dangereux car on n’a pas d’autres solutions.
  • faible niveau d’analyse des défauts à tous niveaux : constructeurs, fournisseurs de rang 1 et 2,
  • faible niveau de tests aux extrêmes d’utilisation : on ne fait même pas le "test du singe" (fameux test qui consiste à faire n’importe quoi avec les interfaces et le produit sans le casser) !

Tout cela fait partie de la base de la conception normale en électronique.

Résultat : le client peut bloquer (sans danger) son véhicule sur la chaussée à cause d’un bug (car c’est le juste qualificatif donné) qui entre dans la catégorie du vice caché au sens 1641 du code Civil car il est effectivement inconnu du constructeur comme du client. Sachez au passage consommateurs que la garantie n’a pas de limitation temporelle sur ce genre de vice.

Le constat d’un système de frein de parking électronique se mettant en défaut sur la glace (se déloque seul sur une secousse en pente et la voiture part dans le ravin...) 3 ans après la sortie de chaîne de production du véhicule met froid dans le dos. Le firmware était buggé sur une série et aucune campagne de rappel n’a été réalisée depuis, même connaissant le problème.

Les quantités de pièces à reprendre au bout de quelques années et les montants réclamés par les clients sont inimaginables, et quand ce n’est pas un rappel généralisé comme ceux dont on entend parler sur les ondes.

Je suis persuadé que retarder le lancement des fonctions électroniques (ou planifier différemment ces phases) afin de tester très complètement ou plus complètement les fonctions et comportements aux extrêmes (situations non prévues : regrouper un échantillon représentatif de personnes) avec la méthode AMDEC bien poussée, mettre en place une double source (coûteuse à priori certes) pour les fonctions électroniques auraient un effet négatif sur les marges court terme, mais au combien positif à long terme sur la fiabilité et la reconnaissance des utilisateurs.

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