Réglage encours et équilibrage par le Takt Time graphique Passer du flux poussé au flux tiré

Donner de l’autonomie aux équipes en leur donnant les moyens simples de se manager, d’équilibrer leur ligne et réduire l’encours de production / contrôle : un moyen simple à mettre en place

Explications générales des principes :

Que représente l’encours ?

L’encours est la valeur des pièces qui sont en attente d’être montées jusqu’à ce qu’elles soient vendues.

Est-ce que cet argent est nécessaire de manière permanente ou non ?
La vraie question est donc : est-ce que cet encours est permanent ou non ?
La réponse est sur vos étagères : sont-elles toujours vides ?
Les pièces changent mais le nombre ne varie pas beaucoup, donc la valeur est quasi permanente.
Maintenant cette valeur dépend de votre organisation : vous en avez besoin de beaucoup (=mal organisé) ou de peu, sans tomber en rupture de travail à faire.

L’encours est un niveau, comme de l’eau dans un réservoir.
Dans notre cas seulement, l’encours peut être comparé au niveau d’eau d’une cuve de récupération qui est mis en bas d’une gouttière de toit.
Les arrivées sont comme la pluie, non maîtrisées par nous : arrivées de la réception.

En revanche, on peut réguler le niveau de la cuve en arrosant plus ou moins : c’est ce que l’on vous propose de faire en affectant un nombre de personnes variable par îlot en fonction du débit d’entrée des lots.

On peut dire aussi que les produits sur les étagères sont des produits que les clients attendent. Et si les clients n’attendaient plus ?

Qu’est ce que l’autonomie ?

C’est la possibilité d’avoir la même indication qu’un manager pour pouvoir décider en groupe de la même façon que lui en son absence et que le reste du groupe comprenne la décision. La décision consiste a demander de l’aide aux autres îlots par l’affectation de ressources.

Avertissement pour les urgences :

cette méthode permet de donner de l’autonomie dans la situation actuelle qui est dite en « flux poussé », elle n’a pas l’intention de bouleverser le flux et de la passer en « tiré » qui demanderait un calcul de « takt time ».
Il est donc utile de faire attention au FIFO ou à la gestion des urgences par le système informatique, sinon il y aura des lots « dormants ».

Le concept d’îlot et de comparaison :

C’est une unité autonome qui a ses propres unités de mesures. Il n’est pas envisageable de comparer le temps nécessaire à fabriquer /contrôler un lot d’un îlot avec celui de l’îlot voisin. En revanche il est possible de comparer les encours en nombres d’heures nécessaires pour les passer mais pas en nombre.

Pourquoi faut-il mettre des heures pour les encours ?

Il est très difficile actuellement de se rendre compte du travail qui reste à faire en regardant simplement les étagères. De plus le travail qui reste dépend du nombre de personnes disponibles à le réaliser. Il faut donc le recalculer en heures de travail avec l’équipe affectée pendant.

Comment calculer les heures des encours ?

Pour rapporter en heures nécessaires les encours, il est nécessaire de faire la division du nombre de lots sur étagères par le nombre de personnes et la vitesse usuelle pour ce travail.

Donc il est nécessaire de connaître le nbre de personnes et la vitesse usuelle type, appelée cadence type. La cadence type est une sorte d’objectif réaliste pour l’îlot.

Pourquoi suivre la vitesse alors ?

Suivre la vitesse n’est pas une fin en soit. C’est un indicateur qui permet de faire apparaître des incohérences et des erreurs potentielles une fois couplé à celui de l’encours.

Avec la vitesse, on peut suivre également le nombre de lots fabriqués / contrôlés bons (vert), dérogés (orange) ou refusés (rouge), ceci de façon visuelle pour avoir un ordre d’idée des résultats.

Par ailleurs comparer la cadence usuelle type à la cadence réelle permet de partager la performance de la production / contrôle par rapport à une base. Ce qui veut dire que soit la base est mal étalonnée, soit le réel est mal organisé ou les lots particulièrement difficiles pour atteindre cet objectif.

Analyse de la demi-journée passée et choix du carton :

En fonction des éléments remplis : vitesse + encours, le correspondant d’îlot analyse à l’aide des documents joints au début et de l’habitude ensuite la décision à prendre :

  • ne rien changer : choix du carton orange
  • possibilité de libérer un opérateur pour un autre îlot : carton vert,
  • demander du renfort à un autre îlot : carton rouge.

L’heure de la réunion doit être déterminée et commune – à priori 11h et 15h30.

Deux outils graphiques opérateurs et un outil graphique manager sont livrés avec la méthode : ils ne sont bien entendu pas représentés ici.
Voir : Tableaux d’indicateurs de performance réutilisables

Avertissement :

cette version est simplifiée par le fait que l’on ne demande pas aux opérateurs de l’opération précédente d’indiquer le nombre de lots apportés. C’est possible si le nombre de lots peut être compté en moins de 3mn par îlot.

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