Takt time : méthode de réduction de temps de production
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Derrière ce nom barbare, se cache une méthode pour équilibrer les lignes de production sans laisser de place à l’improvisation : de l’observation, du bon sens et un peu de maths !
Définition
C’est le reflet de la demande client lissée. C’est l’unité de temps qu’il faudrait pour 1 pièce à livrer au client :
Takt time (TT) = (temps de vente de la période) / (nombre de pièces à livrer dans la période) Le Temps de Cycle (TC) est le reflet de la production : c’est l’unité de temps qu’il faudrait pour fabriquer 1 pièce au client.
TC = (temps de fabrication de la période) / (nombre de pièces fabriquées dans la période) Pour une fabrication en ligne, le poste ayant le temps de cycle le plus long est le poste contraint.
Le but est de faire tendre le TC vers le TT.
NB : cela est valable si la demande est constante dans la période considérée le temps de production est égal au temps d’ouverture moins les arrêts programmés.
A quoi ça sert ?
Le takt time est donc un objectif de vitesse à laquelle on doit produire pour livrer les clients, pour faire en sorte que les organisations soient capables de s’adapter aux fluctuations de la demande client, sans perdre en efficacité.
Le Takt time est devenu par extension une méthode d’amélioration de cadence pour les ateliers de production, elle permet de réduire le nombre de pièces en-cours de montage, de réduire le nombre de personnel pour faire la même tâche, réduire leur stress et la pénibilité du travail et la place nécessaire pour faire ce travail et surtout le temps nécessaire à la fabrication d’une commande particulière d’un client.
Elle peut s’appliquer à de petites séries comme à de plus grosses. "Takt" en allemand veut dire cadence, rythme. Le takt time est donc le temps qui séparerait idéalement la sortie de deux pièces : c’est l’objectif attendu.
L’avis de l’expert :
Le takt time est une suite au Kaizen plus fine pour chaque ligne.
Avec le Kaizen on peut avoir : + de productivité , mais pas forcément :
d’amélioration des délais,
de solutions pour éteindre les "incendies" (priorité dépannage, chargement du camion),
de FIFO sur l’atelier,
de Priorité takt time au lieu de priorité productivité.
Éventuellement la mise en place d’un « buffer » peut se révéler nécessaire : Lissage du Working content -> le lissage permet d’avoir un nombre d’appareils par jour répétitif malgré une grande variété du working content (options)
La priorité doit changer de la productivité au takt time, et la formation de la maîtrise pour avoir une réactivité vis-à-vis du takt time (adaptation) est nécessaire.
Ce n’est pas qu’un outil "Méthodes – Lean" qui permet d’équilibrer, piloter une ligne en « one piece flow »,
c’est aussi :
un véritable contrat ADV (administration des ventes) – Production,
un outil de lissage entre plusieurs ateliers et qui oblige à une bonne anticipation de la charge,
un outil de communication fédérateur.
Vos fournisseurs doivent aussi et surtout connaître vos Takt time !
Les points à surveiller :
Définition des familles à suivre :
les familles de produits à suivre dans les ateliers selon cette méthode doivent être bien identifiées clairement : en effet, le comportement est différent pour ces produits par rapport à l’habitude.
Revue hebdo du takt time de chaque famille :
Une revue de production du takt time obtenu est nécessaire chaque semaine afin d’ajuster le takt time au nouvel objectif du PIC (ou carnet de commandes) de la famille de produits.
Notion de contrat :
La cadence objectif est une sorte de contrat moral passé avec les opérateurs, un objectif en fin de compte.
Pas de visuel « Buffer mini/maxi »
Si un buffer est créé et qu’il n’a ni limite supérieure, ni inférieure, c’est le cas idéal pour y retrouver de nombreux encours ou des ruptures (et donc attentes inutiles en aval). La détermination du mini et du maxi est précise et le fait de dépasser ces bornes permet d’identifier d’autres dysfonctionnements.
Pas de pilotage du takt time sur les autres cellules ni sur les fournisseurs.
Le takt time est intéressant quand il est appliqué sur toute la ligne de production du / des produits, donc sur toutes les cellules de la production en amont ou en aval, ainsi que chez les fournisseurs pour éviter les stocks trop courts.
Comment identifier les besoins en TT ?
Il est nécessaire d’identifier rapidement les besoins des opérateurs en Takt Time, c’est facile à priori si vous vous trouvez dans un des cas suivants :
- « machine goulot d’étranglement » : cette machine met tout le monde en retard dès qu’elle est arrêtée,
- Retards fréquents ou accumulations dans un atelier,
- Retards globaux de l’usine,
- Ruptures d’approvisionnements internes ou externes,
- Vitesses / cadences trop basses
- Nombreux temps morts des opérateurs,
- Flux en « accordéon ».
Autre manière d’identifier : PROD-SCAN© : expertise d’amélioration remboursable jusqu’à 70%
Exemple d’application :
production série : Réduction de temps de cycle dans la production de stores
production sans séries : +64% de performance et -77 % d’encours avec des produits très variés
En automatique
Nous avons développé une boite électronique avec des afficheurs qui permet de faire cela en automatique et les opérateurs en autonomie machine Tack Time-
Contenu supplémentaire de la fiche complète :
- Comment le mettre en œuvre ?
- Les dérives du TT
- Managers – Middle Management, Lean et TT
- Les Systèmes d’information et le TT
- Comment identifier les besoins en TT ?
- L’avis de l’expert :
- Les points à surveiller
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